Ben vous voyez, hier j'avais eu une journée assez usante, avec quelques contrariétés, et puis la nuit est tombée, j'ai jeté un dernier coup d'œil à mon téléphone portable et j'y ai vu deux bestioles (brebis) toutes choupettes, dans leur enclos.
La vidéo a été postée depuis le compte de Pat O May, sur un reseau social. Bon, je dormais déjà à moitié. Si ça se trouve, je rêvais déjà, et il n'a jamais publié cette vidéo, c'est le fruit de mon imagination.
Peu importe. Hé ben vous savez de quoi j'ai rêvé ? D'un concert de Pat O May (gratos !), avec une visite d'une ferme pédagogique juste après, avec en guest star, les fameuses brebis (biquettes, dans mon rêve).
Il y a une raison pour laquelle j'ai rêvé de tout ça. Et pour laquelle j'ai rêvé que j'apercevais l'accordéoniste ci dessous et sa moitié, dans le bar de Guengat, il y a quelques jours : l'expo approche !
C'est officiel, l'expo Arts et Peinture aura lieu à Pluguffan (dans le 2-9, ouaich ouaich), du 13 au 20 avril 2022.
Donc, il y aura David Bowie qui fait pousser des potirons sur mars, Pat O May, le portrait que j'ai passé 2 ans à ne pas peindre (j'me comprends) et l'accordeoniste mystérieux qui n'est pas tout à fait sec. To be continued !
Si vous voulez souhaiter un bon 60e anniversaire à Pat O May, d'ailleurs, suivez ce lien :
L'an dernier, le thème du salon "Arts et peinture" était "nu"... (voir article précédent)
Et cette année, ce sera... "Les oiseaux"...
A chacun d'interpréter le thème à sa manière. Naïf, réaliste, abstrait, cubiste... Tout est permis !
Pour ma part, je n'avais pas vraiment d'idée jusqu'à février dernier.
Lors d'une escapade en région parisienne je suis tombée nez à bec avec cette bestiole :
Un flamant naturalisé du Muséum d'Histoire Naturelle.
Pour l'arrière plan, du bleu ciel (tout simplement)... Et le motif choisi est somme toute logique : des crevettes. Je tenais mon modèle, pour ce qui est du flamant. Et pour ce qui est des crevettes, il m'a fallu lancer un casting...
Voici la gagnante :
Accrochage ce week end...
Rendez-vous à Pluguffan, salle Salvador Allende, du samedi 21 avril au 29 avril, pour découvrir ce que les autres camarades exposants ont concocté pour l'occasion.
"Arts et peinture" est une expo de peintres et sculpteurs (amateurs et professionnels) ouverte tous les jours de 14 h à 18 h, l'entrée est libre et gratuite.
Rêver pendant des années (une grosse 15aine) de fouler le sol irlandais, lire des tas de livres (bon... quelques uns) sur le pays et sa culture, tendre l'oreille a chaque fois que quelqu'un en parle, apprendre par une grand-tante que, peut-être, ma famille aurait un peu de sang irlandais dans les veines (on n'a malheureusement pas identifié l'ancêtre irlandais, la personne qui a trouvé l'info' est decédée entre-temps, mais ça devrait remonter au 19e siècle)...
Et finalement, finir par se rendre en terre promise.
C'était en 2006, je devais faire un stage de fin d'études, et j'étais à deux doigts de tout lâcher. Le diplôme ne m'inspirait plus vraiment.
J'ai juste envoyé un cv et un email de motivation à une entreprise irlandaise, par politesse. UNE candidature. Histoire de dire que j'avais tenté ma chance.
Pour l'anecdote, deux ans auparavant j'avais littéralement bombardé l'Allemagne de CV et de dossiers de candidature pour obtenir un stage, et j'avais récolté un nombre impressionnant de lettres de refus. Mais pas de stage.
Ce qui explique mon manque de conviction.
Hé bien figurez vous que l'entreprise irlandaise en question m'a recontactée dans la foulée, j'ai eu très vite un entretien téléphonique, on m'a dit "ok! Tu viens travailler chez nous."
Quelques jours plus tard, j'étais dans un avion pour Dublin, et youp-là !
L'employeur avait une amie qui avait une chambre à louer, le logement était déjà tout trouvé.
Les choses se sont enchaînées toutes seules, à partir du moment où j'ai timidement cliqué sur le bouton "envoyer" de ma messagerie, pour postuler.
Bon, je ne vais pas vous raconter les 6 mois que j'ai passés là-bas, mais c'est en Irlande que j'ai eu le déclic pour la peinture.
Une visite à la National Gallery (qui m'a retourné le cerveau) et un déjeuner dans une sorte de pub/cantine de Dublin, que j'ai passé à regarder une peinture représentant Luke Kelly, tout en mangeant une soupe aux champignons (magiques, sûrement) ont été déterminants.
C'est ces deux événements qui m'ont poussée à m'y mettre.
Voici une des tentatives de portraits d'un "busker" de Grafton Street, James O'Toole, que j'avais vu jouer plusieurs fois pendant mes petites promenades dans le centre.
Il se produisait dans la rue (Grafton Street) et aussi sur scène (en solo et avec les formations Aortal et Wascana, si je ne m'abuse). Il y a encore quelques videos qui traînent sur youtube.
Tout ça pour dire que l'Irlande a toujours été sympa avec moi, je garde precieusement ses clins d'oeil et les bons souvenirs d'elle.
Les derniers moments que j'ai passés là-bas, c'était au beau milieu de la nuit, dans un taxi qui me ramenait à l'aéroport. J'ai écouté religieusement la compil des Dubliners que le chauffeur avait mis dans l'autoradio.
Ça faisait vraiment cliché, mais ça donnait un génerique de fin tout à fait acceptable pour cette aventure.
Ca vous fait une belle jambe, oui. C'est toujours ça de pris.
Lors du vernissage du salon Arts et peinture (lors duquel est organisé un concours d'oeuvres d'arts, chaque année), en 2016, a été annoncé le thème du concours pour l'édition 2017 : " Nu " ... En précisant bien que c'était Nu et pas LE Nu.
Une première idée m'est venue : peindre, sur un grand format, une texture en trompe-l'oeil : de la toile de lin nue.
Puis une deuxième idée : ajouter une simple feuille de vigne, en trompe-l'oeil toujours. J'en ai trouvé une chez mes beaux-parents, au moment de la cueillette du raisin en octobre 2016, et je l'ai prise en photo (scannée, même) pour pouvoir l'utiliser plus tard.
Et puis comme cela risquait de faire un peu vide, j'ai décidé d'ajouter deux boutons, pour donner un côté un peu enfantin, un côté "chaussette-marionnette avec deux boutons pour les yeux" ou deux boutons pour autre chose....
Il a fallu regarder une toile de lin à la loupe, pour trouver la bonne teinte et comprendre comment le textile est fait.
Ensuite, passage à la pratique... Assez rébarbatif, de faire du tissu, mais apaisant, d'une certaine manière...
Ensuite, il a fallu intégrer la feuille et les boutons.
Voilààààà :
Epilogue :
Motif de satisfaction : ma petite blague a fait rire :-)
Cette guitare n'est pas n'importe quelle guitare. C'est du sur mesure, la guitare à Pat O May. Voici son histoire :
Grâce à cette vidéo je commence à comprendre certains détails de la guitare qui m'échappaient jusqu'à présent. La qualité de la photo que j'avais prise pendant le concert du Sea Fest n Sound n'était pas assez bonne pour tout distinguer.
Fin 2014, Francis Mizio (voici son site) m'a gentiment proposé de réaliser une illustration pour la couverture de son recueil Des métiers carrément à l'Ouest. Le recueil réunit des chroniques parues sur le site Terri(s)toires. Elles retracent l'histoire de personnages (fictifs, mais pas tant que ça) ayant exercé des professions pour le moins singulières. On y retrouve la patte Mizio : une prose de belle facture et un imaginaire foisonnant.
Après avoir envisagé de peindre une nature morte (Chardin, quand tu nous tiens...) dont chaque élément aurait été un clin d'oeil à chacune des chroniques, j'ai suivi le conseil judicieux de l'auteur : choisir un métier et l'illustrer.
Pour ce qui est du style adopté, j'ai essayé de coller tant bien que mal à celui du livre : documenté (donc au moins partiellement réaliste) et décalé.
Mon choix (après avoir eu le feu vert du commanditaire) s'est porté sur l'histoire de Oanig Tanneguy, faiseur de bruit à Landerneau.
L'action de cette petite histoire se déroule dans le vieux Landerneau, à la fin du 18e siècle. La rue représentée sur l'illustration est une rue fabriquée de toutes pièces à partir de plusieurs photos prises par mes soins dans le centre historique de la ville.
Les connaisseurs auront reconnu l'Eglise Saint-Thomas, la rue du Pont ou encore l'intersection de la rue du Commerce et de la rue du Chanoine Kerbrat. L'enseigne du Réveil Matin (auberge réputée, rue du Chanoine Kerbrat) a été légèrement modifiée. J'y ai introduit un flamant, mascotte de l'auteur depuis quelques années.
Pour rester dans les clins d'oeil : il est dit dans le récit que Oanig ressemble à un tonneau couché. D'où la présence de... tonneaux dans cette rue.
Et pour ce qui est des personnages... Il s'agit de trois autoportraits (si-si, on peut faire beaucoup de choses avec un retardateur, quelques accessoires et un peu d'imagination).
Voilà pour l'histoire.
Ce fut une bien belle expérience. L'immersion totale dans l'univers de l'auteur a été agréable et riche en enseignements.
On m'a demandé de peindre un petit tableau à l'occasion d'une naissance. Un cadeau de bienvenue, en somme.
Pfiou... Vaste sujet. Quel thème choisir ? Et quel style ? Naïf, bien sûr. Coloré, ça va de soi.
Information capitale dont je dispose au moment de la réalisation : ce sera un garçon. Bon.
On part sur du bleu, alors (vous excuserez le cliché). Qui dit bleu dit mer. Qui dit mer dit bateau. Va pour une image simplissime : un bateau, la mer, le ciel bleu et le soleil.
Un bateau un peu rondouillard, une forme pas trop complexe. On exclut d'emblée le Belem ou l'Hermione. On se tourne plutôt vers la Santa Maria :
Voilà pour l'esprit. Le décor est déjà planté.
Reste à trouver un personnage ou deux à intégrer à la scène. Un nounours, pourquoi pas (pour rester dans le thème de l'enfance) ?
Que fait un nounours sur un bateau ? Il pêche. Ben voui. Pour qu'il ne se sente pas trop seul, un deuxième personnage : une pieuvre.
En cours de route, j'ai décidé de laisser tomber quelques détails : une étoile de mer sur la coque, une mouette sur le tonneau, notamment. Le temps pressait, il fallait aller à l'essentiel. La coque du bateau a été trrrrès simplifiée, elle aussi.
Je recherchais des plantes tropicales à integrer à mon illustration. Et j'ai découvert ceci :
Le bois de corail. Un arbre dont les inflorescences ressemblent à du corail.
https://youtu.be/1v4h0ZL_kTk
Quand on passe en revue toutes les plantes et animaux présents à la réunion et madagascar, on a l'impression que le Grand Chef de Projet de l'Univers s'est vraiment lâché, côté créativité.
C'est un portrait que je comptais faire depuis un certain temps (une dizaine d'année, presque), à partir d'une photo prise lors des vieilles mécaniques de Guengat (fête agricole à base de tracteurs et diverses machines vintage).
J'avais perdu la photo, et j ai fini par remettre la main dessus, il y a de ça quelques semaines.
Pour l'anecdote, j'ai pris la photo que je venais de retrouver, je l'ai glissée dans ma malette de peinture, et j'ai filé à mon atelier de peinture hebdomadaire.
En chemin, j'ai fait un saut dans ma grande surface habituelle, pour faire enlever un antivol d'un vêtement.
Je patientais à l'accueil, et j'ai remarqué une personne encapuchée et masquée, qui etait en grande conversation avec deux hôtesses de caisse, de l'autre côté de la caisse centrale.
Tiens. Sa tête me disait quelque chose.
La personne en question a fini par enlever sa capuche et je suis quasi certaine d'avoir reconnu... mon futur modèle. Et je ne l'avais jamais croisé dans cette grande surface auparavant. Alors que j'y suis tout le temps fourrée, pour ainsi dire.
C'est quand même dingue. Je perds cette photo, je la retrouve, et paf ! Le jour même, la personne en question fait son apparition en chair et en os.
Bon, je viens de m'y mettre, à l'huile, cette fois (pour la 1ere fois depuis 4 ans).
Là, vous voyez, j'ai comme la sensation d'être dans la peau du héros de Interstellar, coincée dans une dimension parallèle, dans un coin de l'univers où le temps s'écoule trèèèès lentement.
Je suis toujours sur ma carte de voeux de 2021.... alors on va dire que ce sera une illustration pour célébrer l'arrivée du printemps !
J'ai eu la chance de le voir à deux reprises en concert l'an dernier, la première fois aux Vaches Folks en mars (Cast, Finistère) et au festival Sea Fest'n Sound à Plomodiern (Finistère aussi). Deux concerts à taille humaine, dans une ambiance très sympa.
Quelques mois plus tard, au coeur de l'hiver, j'ai commencé à faire quelques croquis à partir de photos prises en concert et j'ai fini par me lancer dans un portrait à l'acrylique.
Après une pause pendant le confinement et les mois qui ont suivi (car je n'avais pas la motivation et j'étais occupée par d'autres activités ici :
On ne s'en lasse pas. Enfin vous peut-être, mais moi non. La lavatère à grandes fleurs fait partie de la famille des malvacées (au même titre que le baobab, incroyab mais vrai). Les graines sont organisées différemment que celles de la lavatère, mais ont individuellement le même aspect.
La vie est pleine de surprises, n'est-ce pas ?Fin 2019, un concours de circonstances a fait que j'ai fini par rejoindre un groupe de VTTistes amateurs qui se rassemble tous les dimanches pour faire des sorties dans le secteur de Quéménéven. Remonter sur un vélo (VTT qui plus est !) 20 ans après n'a pas été simple mais les choses se tassent, les randos sont devenues un vrai plaisir. Une épreuve à chaque fois, certes, mais un plaisir quand même.
Fatiguée mais heureuse, après un dimanche passé au marché de Noël de Guengat.
J'ai tenté une opération "1 dessin contre 1 dessin" : j'ai proposé aux visiteurs (enfants de préférence) de me faire un dessin en l'échange d'un dessin de ma part...
Voici un échange (cf dessins ci-dessus). La petite Kalie (2 ans et des poussières, déterminée :-) ) m'a fait pas moins de quatre dessins en l'échange du mien ! Sa maman m'a gentiment autorisée à publier son oeuvre d'art....
Une naissance dans l'entourage. Je suis en train de préparer une illustration sur papier pour la nouvelle venue. Son animal-totem semble être le panda. D'où la présence du panda.
Pour ce qui est de l'épuisette et de la petite musette accochee au sac a dos, c'est un clin d'oeil à 2 objets avec lesquels la mère de la petite "nouvelle-née" et moi jouions, chez notre grand-mère.
Au mois d'août dernier, un instant de maladresse m'a obligée à aller faire réparer mon téléphone portable (écran cassé suite à une chute sur la terrasse) dans un grand (trés grand) magasin specialisé dans le multimédia, la musique, les livres etc.
En attendant que le télephone soit réparé, je suis allée flâner dans les rayons, et je me suis retrouvée à baver devant le bac à promo du rayon cd...
J'ai vite fait main basse sur Harvest de Neil Young (mon exemplaire a souffert, il est tout rayé), un best of des Kinks (idem), et, arrivée au bac "métal, hard rock", quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, à côté d'Ultra Vomit, un groupe à la discographie fournie, aux illustrations de pochettes inspirées... et dont le nom ne me disait absolument rien : Uriah Heep (merci de ne pas me jeter des cailloux).
J'ai pris 4 albums dont celui-ci : demons and wizards.
Et je viens de l'écouter pour la 1e fois, il y a quelques jours. Et une seule question me vient à l'esprit... comment j'ai fait pour passer à côté, aussi longtemps ?
Je l'écoute en boucle en ce moment, en préparant ma carte de voeux pour 2022. C'est l'album idéal pour "travailler" et rêvasser.
Roger et Philippe vous proposent de réecouter des albums qui ont marqué l'histoire du rock et d'en savoir plus sur la fabrication de ceux-ci : anecdotes, considérations plus techniques, etc.
J'ai écouté l'émission sur les Who en peignant les montagnes, et celle sur Crosby, Stills, Nash and Young en peignant le robot. Très agréable !
Ça m'a rappelé le temps où il m'arrivait de dessiner en écoutant les nocturnes... et où, arrivée au 3e power play, je commençais à me dire qu'il était temps d'aller au lit...
Oho... la date de l'expo approche. 2 semaines et des brouettes. Ce soir, c'est officiellement le dernier soir de retouches.
On m'a fait remarquer que le t shirt était un peu bâclé (c'est vrai) donc je l'ai repris. Les nuages méritent aussi des retouches.
Rappel : c'est de la peinture à l'huile. Donc il faut quelques semaines de séchage. Là, j'imagine tous les profs de peinture qui me balancent des oeufs pourris... "non mais ça va paaaas ? C'est trop tôt pour exposer !!! Ce sera jamais sec, espèce de malââââde !".
Oui, je sais. Mais en théorie, d'ici une semaine dejà, ce sera sec en surface. Donc, à moins que les gens s'amusent à gratter la toile avec leurs griffounettes, on ne craint rien. Tout va bien se passer.
Et n'oublions pas le plus important : c'est pas grave.
Et tout ça pour faire rigoler les copains-copines organisateurs et exposants du salon arts et peinture.
Je ne sais même plus si je vous avais expliqué le pourquoi du comment.
Il y a 3 ans, lors du salon arts et peinture de Pluguffan, le thème du concours de l'edition 2020 du salon a eté annoncé : "arabesque". Chacun devait faire une peinture, un dessin etc. sur ce thème.
Covid oblige, l'édition 2020 a été annulée, et l'édition 2021 aussi.
Je suis restée avec mon idée, une version revisitée des joueurs de cartes, avec Jessica Fletcher et Columbo. Et je ne l'ai pas concrétisee (quelques brouillons, sans plus). Et, enfin, la tenue de l'édition 2022 a été confirmée... donc je me suis lancée dans ce projet il y a 2 semaines tout juste. Eeeeeet je me disais, comme à chaque fois : "allez, je vais faire simple, ça sera vite fait".
Et je bosse dessus à raison de 2, 3 , 4, 5 h par jour, selon mes disponibilités.
Et moi qui pensais me remettre a la peinture pendant les congés d'été...
Figurez-vous que je viens de vivre une expérience quasi-chamanique assez desagréable, ces 3 dernières semaines.
(Ci-dessus, un extrait d'un film qui m'a servi d'expectorant)
Ca s'appelle le covid. Possible que vous n'ayez jamais entendu parler de ce virus, il est très peu répandu...
Bref, moi j'ai eu le droit à la formule complète, fievre, bronchite, sinusite, perte d'odorat, fatigue, et pour terminer, douleurs intenses dans les cervicales/épaules (nomdediousse, je l'ai senti passer).
J'ai frissonné pendant la canicule et je me suis plongée dans un puzzle 1000 pièces représentant mes héros préférés (les légumes du potager), j'ai toussé de rire (ça se dit?) en regardant le film the Three amigos, mangé des feuilles de capucines et bu des hectolitres de tisanes expérimentales, rèvé de l'ankou, scruté des nuages par une nuit de pleine lune... pouf...
Mais parce qu'il faut faire feu de tout bois.... je tente une synthèse visuelle de tout ça...
Hé ben vous voyez, ça sert, de prendre des cours. Pendant pas mal d années, j ai dessiné/peint dans mon coin, comme je pouvais, sans méthode. Je pateaugeais un peu.
Et en 2011 j'ai fini par m'inscrire à un cours de peinture collectif dans une maison de quartier pas loin de chez moi.
Pas aux beaux-arts... dans une maison de quartier :-) (les beaux arts m'ont toujours intimidée, question de classe sociale sans doute).
J'essayais tant bien que mal de suivre les conseils de la prof, les couleurs sombres d'abord, puis les couleurs claires, on peint d'abord l'arrière plan, puis le premier plan, gras sur maigre, le couteau qui sert à mélanger les couleurs doit toujours être propre etc.
Donc, quand la prof était dans les parages, en train de conseiller les elèves juste à côté de moi, je faisais attention, je me tenais à carreaux....
Et quand elle tournait le dos, c'était l'anarchie qui revenait, la palette redevenait bordélique, je barbouillais à ma sauce... (sale gosse). Donc, j'avais du mal à suivre tous ses conseils, mais je ne les ai pas oubliés pour autant !
Et comme Luke Skywalker, dans les moments de doute, j'entends la voix du Maître qui me guide :-)
Et le Maître m'a appris que quand on doit reproduire des motifs compliqués, comme de la broderie sur un costume par exemple, ou un grillage, ce genre de chose, inutile d'essayer de reproduire EXACTEMENT le motif en question. Il suffit de le suggérer.
Exemple concret :
Donc, on se détend, et on continue.
Non, ce ne sera pas identique à la photo, mais si on veut quelque chose d'identique, il y a un truc magique qui s'appelle la photocopieuse. Et toc ;-)
Le coffre rempli de musiciens (ça devient une habitude), j'ai roulé aussi vite que j'ai pu (en respectant la vitesse maximale autorisée) en direction du Temple de la Peinture, alias la salle Salvador Allende, afin d'y accrocher mes peintures.
Tatatiiiiin ....
Et j'ai largué les ptits.
Jessica, quant à elle, est accrochée à côté des autres tableaux participant au concours sur le thème de "arabesque".
"Jessy et les garçons" (oui han) passeront une semaine de vacances à la salle, à partir de demain et jusqu'au 20 avril.
Nous sommes 26 exposants et nous allons nous relayer tout au long de la semaine pour recevoir le public. Et monter la garde :-)
Pour ma part, je serai présente le dimanche de Pâques, toute l'après midi, de 14 h à 18h.
Peut-être avec des œufs de Pâques, peut-être avec une boîte de cluedo. On verra. Mais avec une thermos de café ! Ça c'est sûr !
Ça, c'est une idée qui a fait un looooooong chemin.
En 1997, lors d'un voyage en Angleterre, j'ai photographié ma corres' et des copines, à la sortie de l'entraînement de hockey sur gazon.
Elles étaient rincées, mais heureuses d'être ensemble.
La photo est restée dans un album, puis dans un cadre dans ma chambre, puis un beau jour, je me suis dit qu'il etait temps d'en faire quelque chose.
Une peinture, par exemple. Et c'est ainsi (il y a 1 an) que j'ai commencé le projet , pas très confiante au début, mais les camarades du groupe de peinture m'ont encouragée !
Elle a été exposée ce printemps à arts et peinture 2024. Je l'ai proposée, pour le concours dont le thème était "sport".
Et... surprise, le tableau a remporté les suffrages du jury :-)
Pour citer ma corres' qui ne manque pas d'humour, ce sera bien la 1ere fois que son équipe de hockey aura remporté quelque chose !
Ce patidou, je l'ai connu ! Élevé, même. Il était tellement petit que je n'ai jamais osé le manger, il a simplement décoré un (petit) coin de mon buffet, il y a 2 ans.
Depuis, il n'y a jamais eu d'autre patidou dans ma vie : les limaces on massacré les quelques plants qui avaient réussi a pousser l'an dernier. Le voici, sur toile. (Huile), environ 60cm sur 30.